L’éducation après la révolution

Pour les rédacteurs et rédactrices du rapport reproduit ici, la révolution n’était pas une hypothèse lointaine et improbable. Ces militant⋅es des Comités syndicalistes révolutionnaires de l’Enseignement s’attèlent à partir de 1921 à la préparation d’un « plan d’éducation rationnelle », à mettre en place immédiatement après la Révolution – vue comme imminente.

Cette étude s’appuie sur leur expérience du métier, bien sûr, mais aussi sur leurs lectures et sur les retours des expériences pédagogiques de l’époque. Le résultat n’est pas une liste de prescriptions définitives, mais plutôt un ensemble de pistes de travail, qui portent tant sur les aspects pédagogiques que sur l’organisation matérielle du système d’enseignement : école unique, mixte et gratuite, sans classement… L’objectif : « faire des individus », en ne subordonnant l’enseignement à aucune idéologie politique.

Ces anticipations qui « se tiennent assez près du réel et assez près du rêve », pour reprendre les mots d’une des rédactrices du rapport, donneront des idées aux militant⋅es de l’Enseignement pour construire l’école du « monde d’après ».

Les Comités syndicalistes révolutionnaires, issus en partie de la minorité syndicale qui a refusé la Première guerre mondiale, sont des groupes créés pour contrer la majorité direction réformiste au sein de la CGT et gagner la Confédération à une orientation révolutionnaire.

76 p.
3 €