La Libération (1944-1947) : une période révolutionnaire ?

Un parti communiste fort de plusieurs centaines de milliers d’adhérent·es et très implanté dans la classe ouvrière. Une organisation syndicale unifiée rassemblant plusieurs millions de personnes. Des usines qui fonctionnent sous contrôle ouvrier. Une classe ouvrière qui affiche sa volonté d’un changement social profond. Une partie importante du patronat qui a allègrement collaboré avec l’occupant nazi. Un État en décomposition, et une bourgeoisie en crise de représentation politique. Des peuples colonisés qui se lancent de nouveau dans une lutte irrésistible pour leur émancipation…

La France n’a-t-elle finalement pas connu lors de ces années 1944-1947 la situation sociale et politique la plus propice de son histoire au triomphe de la révolution socialiste ?

La réalité est pourtant plus complexe que la vison mythique et son cortège de militants sanctuarisés. Car si les conquis sociaux sont indéniables, le capitalisme et son État se maintiennent durablement. Ce sont toutes les potentialités et les contradictions de cette période dite des « Jours heureux » que revisite cette brochure, qui fait une synthèse des dynamiques sociales à l’œuvre à l’époque.

À propos de l’auteur : Ronan, enseignant en histoire-géographie dans le Morbihan, est militant à la CGT.

68 p.
3 €